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Réunion de lancement du groupe de travail IA au LEGI ¶
Dans le cadre de l’après midi de lancement du groupe de travail IA au LEGI, je donne une petite présentation sur l’installation et utilisation d’environnements logiciels pour l’IA scientifique.
Voici le planning des présentations :
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14h15-14h35 Pierre Augier
Installation et utilisation d’environnements logiciels pour l’IA scientifique
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14h35-14h55 Stefan Hoerner
Managing the Data Deluge: AI-Assisted Literature Research
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14h55-15h15 Thomas Berthelon
Méthode multi-fidélité pour la simulation numérique d’écoulement turbulent
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15h15-15h35 Manuarii Vazquez-Ballesta
Downscaling of weather fields in an Alpine valley using neural networks
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15h35-15h55 Nathanael Machicoane
Missing view retrieval using vision transformers
Mini questionnaire ¶
Pour le lancement de ce groupe de travail, j’ai pris l’initiative de faire un mini questionnaire très informel avec un mail à mes collègues de mon laboratoire. Voilà les questions.
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Que pensez vous de l’utilisation des outils basés sur l’IA dans le cadre de notre travail?
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Quels outils (sites, applications, librairie, etc.) basés sur l’IA utilisez vous pour votre travail? Pour quelles applications?
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Si vous utilisez des outils nécessitant une installation, comment procédez vous? Sur quelle(s) machine(s) tournent les programmes?
Il me semble qu’il est intéressant de considérer les réponses dans leur ensemble.
Question 1: la question ouverte ¶
Un outil pratique pour gagner du temps mais auquel il ne faut pas faire confiance trop aveuglément!
Je comprends l’intérêt du sujet mais je n’y ai pas d’intérêt personnel à ce jour.
J’imagine que ça peut être intéressant dans le cadre de certains travaux de recherche. A mon avis très personnel ça se justifie quand il s’agit de modèles relativement petits.
Très important dans le futur
Peut se justifier dans certains cas particuliers mais doit être utilisée avec beaucoup de précautions et clairement pas systématiquement.
Je suis assez inquiet a propos de l’utilisation généralisé de l’IA. Si on omet les problématiques géopolitiques et de gestion d’énergie et de ressource il reste quand même de nombreuse problématiques de l’ordre de l’éthique à résoudre.
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Pour l’enseignement, les potentiels recruteurs poussent pour que les élèves soient formés mais cela implique une réduction des personnes recrutés du au gain de productivité revendiqué et des taches de plus en plus aliénantes pour ceux qui auront encore un boulot.
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Pour la recherche l’utilisation pour la big data me parait intéressante mais l’aide à la rédaction, de rapport, de dossier comme en parle Achim me parait problématique. Un article s’écrit en pesant chaque mots, le confier à intelligence artificiel me gène.
L’utilisation pour des petites taches comme l’écriture de code de traitement pour augmenter sa productivité me pose un problème vis à vis de ce que je souhaitais trouver dans la recherche académique.
Je pense que l’utilisation d’une IA peut être une très bonne chose autant comme un outil pour la recherche (développement informatique, recherche/veille bibliographique avancée, aide à l’écriture scientifique, …) que pour l’enseignement (avoir un tuteur personnel spécifique à l’enseignement de la mécanique des fluides comme PS2PAL serait un outil super intéressant pour les profs et les étudiants, c.f. https://www.researchsquare.com/article/rs-4243877/v1?utm_source=www.aikatana.com&utm_medium=referral&utm_campaign=how-ai-doubled-student-engagement-in-harvard-s-physics-course ). La question étant d’arriver à l’utilisée comme un outil, en comprenant ses limites et en étant capable de remettre en question ce qu’elle génère, et non pas comme une béquille pour apprendre de nouvelles choses en faisant aveuglément confiance à ce que l’IA génère (c.f. article sur les effets de l’usage de l’IA comme assistant dans l’écriture d’une dissertation : https://arxiv.org/abs/2506.08872 ).
Je pense qu’il faut être très vigilant avec l’IA, notamment l’IAg. Ca peut être un super outil mais il y a des risques assez forts et ca pose des questions éthiques (aspects sociaux et environnementaux, perte d’intelligence et de controle de l’humanité sur les machines…). Il est donc important de fixer des cadres clairs vis à vis des usages de l’IAg
C’est très utile, dans mon cas ça a rendu ce travail faisable et dans un temps correct pour ne pas être complètement débordé/stressé/burn-outé. La recherche demande des connaissances assez pointus sur pas mal d’aspects (théorie, bibliographie, technique, instrumentation, code…) et quand on démarre on les a sûrement pas toutes acquises préalablement, l’IA m’a permis de développer ses connaissances en autonomie et de pouvoir m’en sortir avec mes projets à la fois en recherche et en enseignement dans un monde où les encadrants n’ont souvent pas assez de temps. Honnêtement, je me dis souvent que sans l’IA je n’aurais pas le peu temps qui me reste pour profiter de la vie et que ne ferai que travailler. Par contre, je me sens assez hypocrite à la fois car dans ce monde académique on nous apprend à remettre en question notre empreinte carbone mais j’ai l’impression que je ne peux pas y échapper à l’utilisation de l’IA pour mon travail si j’ai envie d’avoir une qualité de vie correcte et équilibré. Je pense que ça fait partie d’encore une des paradoxes de ce monde, un monde qui est en constante croissance, partout.
L’IA au sens large peut être un outil précieux face a des taches complexes (exemples bien connus comme alphafold le montrent).
L’IA générative commerciale pose de nombreux problèmes éthiques (droit d’auteur, écologie, privatisation de la connaissance, protection des données personnelles et de la vie privée, etc…). Son usage dans la recherche doit faire l’objet de concertation, de réflexion, et l’usage d’IA générative dans le processus de recherche et de publication devrait être indiqué, tout comme on indique ses conflits d’intérêt.
je pense que ça peut être utile pour simplifier des tâches admin (IA générative) et que des codes d’IA dévelopés pour l’occasion peuvent être un outils de recherche (comme un fit ou une POD à mon échelle à ce stade)
J’en vois l’utilité pour les recherches bibliographiques, l’aide à la rédaction, et pour le traitement de données (expérimentales ou numériques).
Question 2: outils et applications ¶
Le chat de mistral ai pour des morceaux de codes matlab et pour optimiser des trucs plus gros que j’aurai pu faire
Emmy du cnrs, pour rephraser du texte en anglais/français. Je n’en fait sinon aucune autre utilisation (pour l’instant)
Aucun pour l’instant.
Aucun.
Mistral, uniquement pour améliorer la qualité de l’anglais lorsque je rédige une publication.
Emmy
Essentiellement DeepL pour vérifier/corriger la syntaxe de mes phrases en anglais sur lesquelles je ne suis pas sûr, ou si je pense qu’il y a moyen de faire une tournure “plus anglaise”. Mais ça reste rare.
Pour ma part, les quelques utilisations que j’en ai faite concerne de l’aide à la rédaction de code, en utilisant chatGPT, passer sur l’outil du CNRS permettrait de résoudre quelques dissonances sur la question mais je ne suis pas à l’aise avec cette utilisation. En tant qu’expérimentateur, j’ai trouvé ça bien pratique pour écrire un petit script de post traitement en 10s ce qui m’aurait sans doute pris une journée ou deux de recherche dans de la doc et des forums. Mais j’aurais appris des trucs. La recherche permettait pour moi de s’affranchir d’une forme de productivité pour prendre le temps de comprendre davantage les outils qu’on utilise l’IA va à rebours de ça. L’absence de notion de productivité dans la recherche était un leurre je l’ai bien compris mais l’IA est un accélérateur de ça. Si tu utilise pas l’IA pour écrire tes articles et produire tes donnés tu est plus lent et tu perd au jeu du “publish or perish”. Je trouve ça inquiétant. Est-ce que les personnes qui ont vu se généraliser les ordinateurs personnels et internet ont eu la même réaction et est-ce que ce sont des réflexes de vieux cons, je sais pas…
J’utilise régulièrement DeepL pour la traduction, un peu Claude pour le code (récemment), un peu ChatGPT pour un peu tout du code à la veille biblio (que je souhaite remplacer par le chat mistral).
J’ai utilisé des outils qui sont à la limite de l’IA (Dakota par exemple), j’ai utilisé pour la mise en forme et la reformulation de texte plusieurs outils d’IAg (mistralAI, chatGPT, mistralAI via Emmy désormais) et j’ai essayé pas mal de choses vis à vis du dev de code (ragarenn interfacé avec vscode notamment) sans être vraiment convaincu. On a aussi fait de la classification via IA (bibliothèque python dont je ne me souviens pas du nom).
J’utilise Chat GPT et Copilot pour du code, de la biblio (avant c’était pourri mais maintenant ça donne des bonnes refs), de la rédaction (j’économise beauuucoup de temps), et la préparation de mes cours quand on me donne des sujets que je ne comprends pas et qu’on n’a pas le temps de m’expliquer (très souvent le cas).
DeepL pour traduction d’anglais académique ou technique.
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La librairie sklearn en python pour faire des réseaux de neurones ou processus gaussien dans le but de mixer des niveaux de fidélité
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J’ai aussi commencé à regarder la libraire sbi (Simulation Based Inference) pour de la quantification d’incertitudes.
mistral pour l’admin au sens large seulement à ce stade
Peu d’utilisations pour moi: l’IA intégrée dans Qwant pour les recherches web, un peu de Mistral AI pour des reformulations (doc administratives principalement), Deepl pour la traduction.
Question 3: installation et machines ¶
Pour les installations d’outil, je fais “comme je peux” en fonction des outils ; je me renseigne via internet, et notamment les sites https://huggingface.co/ et nvidia. Et j’ai essayé de faire tourner ca sur mon poste perso (gaming pc) ou sinon via ragarenn Il faudrait que je me penche sur Claude.
pip
install
sur machine locale